Compo 162.

Les choses sont assez simples : le réel de la situation de chacun suffit, pour donner un ailleurs, et des Autres, à la conscience. 

On peut tout débrancher, à 98% disons, et revenir à soi, se réentendre après des siècles, d'oubli, par le permanent brouillage des ondes. Se débrancher de ses dépendances... au moins quelque temps, juste pour voir si on se sent mieux...

Créer aussi, avec tous les matériaux possibles tombant sous la main, tissu peinture carton crayons livre de maths chaussures bois pierre verre laine plastique liquide, se parler de soi par leur intermédiaire, et si rien, se prendre par la main se faire danser, chanter, mimer, se raconter une histoire en face d'un mur blanc. Il vaut mieux devenir fou d'être soi plutôt que de suivre la robotique de la masse...

L'être est un miracle, une matière infinie, infinie, issue de poussières qui sont devenues support de la Vie, de l'Emotion, et de la Pensée, en 15 milliards d'années...

Ne rien faire; contempler le banal, y trouver l'émerveillement; écouter le silence impossible; se réentendre, tout en impressions; repenser le Mouvement; se perdre dans son propre visage, ou dans ce cerveau qui finit par rêver, de lui-même, physiologiquement, comme une barque en dérive, lente, sur le bras endormi d'un fleuve, un beau jour de printemps, qui se laisse aller...

Calme...