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Fin du monde. Un goût.

Il... super...marchait dans les rayons... solitude ralentie...

Il est assez beau, il a sa prestance...

Le Tiers Monde a toujours faim. Capitalisme mondial. Les ghettos de la banlieue empirent toujours en pauvreté, en violence...

La Terre tourne toujours sur elle-même à 1700 km/h, en fonçant à 100 000, en flottant sur le vide...

L'homme a compliqué son animalité. L'animalité a quelque chose de cruel parfois, l'animalité retravaillée, artificielle, a elle un quelque chose d'insupportable, et le point pire est toujours plus loin...

Solitude ralentie, dans un temple du capitalisme mondial...

Il marche, une filiforme fille, blonde pastel disons, de 3/4 dos... cheveux mi longs, droits vers sa nuque, son dos légèrement dénudé par son pull, noir, lâche.

La scène dure une seconde : le fauve de son esprit lance instantanément son nez près de l'attirante chevelure, s'emplit d'effluves ondulatoires... et sa bouche murmure : "Tu es belle..."

Et il poursuit la marche...

C'est dimanche... il a repas... il faut qu'il ramène le pain...

 

...

 

Rien de tout cela n'a existé... c'est purement spirituel...

 

La virtualité, sa pratique... annonçait pourtant l'organisation mondiale du travail... son chaos...  sa  production d'être... infernalement...

 

Amen...