Je vais parler de moi un peu; c'est chiant désolé enfin bon bref...

Je me suis encore embrouillé avec quelqu'un aujourd'hui sur le net. Enfin du moins il me semble. Le nombre de personnes, des gens bien en plus, avec qui j'ai foiré des relations commence à devenir assez important pour que je me pose des questions sur moi.

MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE BORDEL PUTAIN DE MERDE ?

Bon d'accord. J'ai des excès d'humeur parfois. Je GUEULE, je râle, je critique, et des fois faut qu'ça pète putain faut qu'ça pète, merde, c'est humain et c'est très bon pour mon équilibre mental : j'évacue ce qui m'empoisonne. 'Chier quoi merde. Le problème c'est que le premier qui est là et qui a dit un truc qui a déclenché les foudres de Zeus, ben celui ou celle-là prend. Ben oui, bon.

Bon parfois j'ai même pas des excès d'humeur : j'ai des excès tout court : je parle je parle je parle je vais loin je tape vite je fais tomber le clavier ça fait un RAMDAM DE DINGUE ça réveille bébé qui pleure et puis la dame fatiguée elle gueule je me prends des tirs de sniper sous tous les angles je suis en sang putain je suis emphatique ça dérouille de partout C'EST LA ZONE. Même sans gueuler je m'embrouille avec les gens. Bon bien sûr, parfois, vu que je n'ai rien fait, on peut dire que je n'y suis pas pour grand-chose, et que le problème est pas chez moi. Mais ça prend le chou quand même, parce que, à ce moment-là, tu te dis que le problème c'est juste toi, ce que tu es, qui a foiré la relation. Ça arrive je veux dire, on peut être incompatible avec des gens, mais bon là, ça commence à faire.

Souvent au cours du blogging, j'ai eu l'impression d'un immense gâchis. Une sorte de marécage du découragement, énorme et interminable. Il y a un lien communautaire qui se construit et se détruit sans cesse depuis que je blogue. Et humainement, sur des mois et des mois, ayant moi-même foutu le camp de temps à autre, ça donne une impression globalement... indescriptible...

La vie en société, la vie professionnelle, sont un peu comme ça. Ça doit être un reflet.

Enfin bref... A un moment donné, si tu es encore là alors que toutes tes idées de départ sur les relations sociales ont foutu le camp, c'est que vraiment tu avais ou un intérêt ou la foi. Et vu que je suis gratuit ici...

:)

Mais il y a une très sérieuse contradiction à ce phénomène d'effondrement-accumulation permanent : oui oui il y a des relations qui tiennent le coup. Ah mince alors... On t'accepte, malgré les mois et les années. Statistiquement donc, on peut dire qu'on t'a entièrement accepté, vu que tu as fini par te dévoiler assez... complètement. Et tu peux même dire qu'on t'aime. C'est dingue quoi... Tu pars dans tous les sens... et on t'aime...

Bon.

Ben voilà quoi. Ça se suffit à soi-même. Je vous aime aussi. Là.

Fin du Calimero Act.

:)

Merci :)

Bonne nuit...