Entre mon boulot et ici, vous pouvez être sûrs que j'ai eu un échantillon d'humanité hier, assez... assez...

Perturbant.

J'ai un sentiment de fascisme. De refus de l'erreur, non pire : de sanction dès la première imperfection, car il n'y a pas eu erreur. Il n'y a pas eu erreur. Le gars, petite merde je l'ai appelé,  il est dans son monde, ça doit marcher comme ça, autrement dit à la perfection sans un accroc, comme ça. Mais bon, "ah non non on vous envoie pas dans la nature". Le problème c'est que les mondes, il y en a autant que de boîtes, et d'accrocs, on évite parce que quand il y en a, ça dégénère très vite en grosse cata. Ça c'est pour mon boulot.

Ici... on est dans un domaine... ça me fait penser à ce gars qui m'a viré, non que j'ai viré aussi, on s'est virés tous les deux en fait :) : dans son monde. J'ai failli devenir fou à cause du virtuel, il y a trois ans. Il y a là-dedans, un sorte de vide dentu très vaste qui aspire l'humanité de chacun pour la découper en petits morceaux ici et là. Surtout quand on débat, ou qu'on s'accroche.

Quand on reste trop longtemps en face de ce qu'on appelle un écran, et qui est une sorte de grosse ampoule sophisitiquée, on devient... cérébralement atomisé. Il ressort des choses de nous qui viennent du tréfonds et qui sont quelque peu... excessives. La pratique excessive du virtuel rendrait donc psychologiquement excessif. C'est presque mécanique.

Pour en revenir à mon boulot, le capitalisme a une puante tendance fasciste, et les gens qui bossent le deviennent, avec le sourire.

Depuis ce temps-là, j'ai compris pour mon humble part, que le blogging devait être pratiqué, selon le conseil d'Aurora d'alors, que je n'ai jamais oublié, de manière ho-mé-o-pa-thi-que.

Sous peine de folie donc.

Quant au boulot, je ne sais pas. Ça fait 15 ans que je suis dans la vie active, et là j'avoue être sur le front même du combat social. Derrière le front y les employeurs avec leurs thunes et leurs bazookas frelatés, de l'autre l'employé tout nu, qui se compte en millions, et qui est tous pareil, indifférenciés.

Je peux vous dire que j'ai galéré pour trouver le texte gratuit de la convention collective du travail temporaire. Je peux vous dire aussi que s'il y a des syndicats dans les grandes enseignes de l'intérim, je sais pas où sont ceux des petites enseignes.

Je sais pas... derrière cette intolérance