"On ne va jamais si loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va". Olivier Cromwell

Bon.

S'il y en a une ou un ici qui sait où l'on va avec certitude

"Le savant sait qu'il ignore." Victor Hugo

A priori personne ne sait. A posteriori on devrait être morts.

"Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots". Rafael Alberti

Au-delà du langage, je devine des échantillons filmiques du corps, des images qui se diluent dans l'espace du rien, flirtant flottants avec lui. Au bout, il y a un vide, innommé, invu, mentionné notamment par le Tao.

La multitude des choses a une multitude d'aspects. De sorte qu'en une multitude de points, l'innommé attend de reculer.

Et puis... vivre...

Vivre rêve, contredit. Contrindit, si j'osais.

Dans le flirt du vague informulé, le corps se dénude de lui, s'espère plus loin.

Et puis le pas. Un million de pas. Cheminement. Itinérance, comme je l'ai lu, oublié où.

Arrêts, retours, voyage dans l'incertitude d'un passé calciné, tribulations dans l'exiguïté d'un point.

De toutes façons, même ne rien faire devient un pas, à un moment donné.

Prends ton coeur ton corps ta tête ta finitude ta sincérité ton humilité, et tente.

Il y a un vague rapport entre l'ultime jadis entrevu et le présent effectif.

Il y a des bourrasques de contradictions, des torsions là où il ne peut pas y en avoir. Il y a toujours une contradiction quelque part.

On se fout de l'oubli total qui nous assiège et nous vainc, nous en sommes la négation.

Un chien chie.

Avec un peu de chance, un peu d'immanentisme, une modération, et un millimétrisme, la confiance doit pouvoir survivre à l'enfer.

 

...

 

:)