Dans une lumière blafarde bleue,

Un air frais, une ambiance terne,

Mon corps entier léger, marche, libre,

Mélancolie en bandoulière,

Des Barbades à Bogota,

Du Japon jusqu'à Néanderthal.

 

C'est un mitraillage de scènes,

Un mitraillage de postures idéologiques,

Un flot de mouvements des corps,

D'ondulations des fumerolles de l'air

Offertes à l'aérodynamique galbe des pays de mon visage parallèle.

 

Une pluie d'océans, toutes couleurs confondues, traverse les champs de l'imagination historique,

Pour s'écraser au fond d'une nuée de neurones occipitaux en flottement dans mon hémisphère cérébral sud,

Avec les ordures de la rage et du FEU !

 

Contemple, cette imperceptible petite flamme qui s'appelle... une idée... Voire même le souvenir d'une idée...

 

Dedans,

Ce n'est pas seulement rationnel :

C'est

Vivant, et plurisensible,

Complexe,

Composite,

Paradoxal.

 

C'est une SOIF !

Ça réclame de l'image à boire

Et du sentiment, à s'en dégonder l'âge génétique des cellules.

 

Et ça s'interchange le corps comme des vêtements, dans le bal massif d'un peuple en empathie concrète, retourné sur lui-même.

 

Dès lors la harde de mes indénombrables jeunesses intérieures dégouline et se déploie,

Fourmilière grouillante et noire, bleue, grise, bleue, blanche,

Qui s'écroule et s'enroule sur les joyeux vallons de ta courbe plastique, et entre...

 

Il y a cette plaie aussi, qui saigne depuis la nuit des temps, là où l'infini se brouille tout seul avec les confins de son inexistente nature,

Plaie ubiquitaire,

Incurable,

Génératrice

De la vélocité, des destinées,

Des collisions,

Et des erratiques et monotones marches sur des sols sans obstacles, à perte de pensée...

 

 

 

 

 

 

A perte de pensée...