L'homme qui parle ici a précédemment déclaré ne pas vouloir faire de commentaires sur une procédure judiciaire en cours.

Avant de le voir en images, je l'ai entendu à la radio, et à l'oreille j'ai eu le flagrant sentiment d'un homme qui ment. A la radio, dans ce que j'ai entendu, ils n'ont pas diffusé sa blague sur le braquage à Bruxelles, pour ensuite le voir se rattraper aux branches de la douleur des familles tout en donnant le sentiment de n'en avoir rien à faire, de ces 11, 14 morts. Il serait intéressant d'ailleurs de s'arrêter une seconde sur le pourquoi de cette mention précise d'un braquage à Bruxelles, mais c'est une autre histoire.

Outre l'étalage de sa soi-disante aisance communicationnelle, qui ici le dépeint plutôt comme tragiclownesque, et comme un homme qui ne sera jamais très fin malgré 5 ou 6 cerveaux, le fond de la polémique lui, est des plus sérieux :

Dans le même reportage radio sus-mentionné, l'une des représentantes des familles des victimes, Magalie Drouet, qui a eu des mots extrêmement durs envers la prestation présidentielle ci-dessus, la qualifiant d'ignoble, et de crachat sur la tombe des morts, a également déclaré que les accusations qui portent sur le président et sur monsieur Balladur ne sont pas issues de vagues rumeurs rapportées par des journalistes : les accusations proviennent de deux juges d'instructions ( poste bientôt supprimé, bizarrement ), qui ont établi leurs assertions sur des faits, méticuleusement vérifiés et authentifiés, au terme d'une enquête qui dure depuis plus de 7 ans. Des faits. Et les faits sont têtus, comme on dit. "Mais qui peut croire à une fable pareille ?"

Il est étonnant que quelque chose d'aussi sérieux qu'un patient travail judiciaire portant sur des attentats sur des personnes décédées, sans doute pères de famille, soit traité d'une manière aussi désinvolte et crasse par le plus haut personnage de l'état français, garant de la soi-disante séparation des pouvoirs...

Reste qu'il n'a pas déclaré être complètement en dehors de cette histoire.