Mort scellée sociale.

 

 

Personne.

Ou quasiment, partout.

Etonnante période, étonnants espaces.

Où sont-ils tous ? Ailleurs.

Ils font quoi ? On ne sait pas puisqu' ils sont ailleurs.

Bon.

Ils ont sans doute leur vie, la bien réelle, bien mécanique qui les bouffe.

Ou alors ils se cachent, et font des choses entre eux.

IIs se délivrent entre eux à l'abri des yeux.

Big Brother étudie leurs achats du jour au supermarché.

Ils parlent, ils picolent, Ils se droguent, ils font l'amour, ils jouent, ils se cultivent. Y en a même qui regardent la télé. Juste quelques millions, des dinosaures, des ectoplasmes, car la célébrité disparaîtra. L'information va éclater comme celui qui voulait être aussi gros que le 

 

 

BOEUF !

 

 

La page reste blanche. Le soi ne naît pas.

La page est maculée, le soi continue.

 

Êtres discontinus... Ondo-corpusculaires...

 

Dans un corps une âme. Qui a décidé de l'union ? Il y a un état d'âme qui embellit la laideur, un autre qui flétrit la beauté, un autre qui rend dur comme les murs neutres, un autre qui rend fébrile comme les tremblements d'un mirage. Comme une illusion qui séduirait une âme pour carrément soigner un corps.

Soigner un corps.

 

Dans une âme un corps.

Un corps dans une âme.

 

Un verbe qui s'allonge dans le précipice des gouffres où la raison s'annule. L'information n'est qu'une information. Seule elle n'est rien. Seule, elle erre comme un poème, comme un oiseau cherchant branche.

 

Et puisqu'il n'y a personne et que tout est morcelé, entamé, comme 7 milliards de faces sanguinolentes et grimaçantes, cilantes,  coupées en deux. A la hache au burin ? non : au verbe. Et puisque ce qui est écrit ne sera pas lu mais au moins écrit, ce vide ici présent vous salue de son insignifiance : il est, donc il sera. La mort des étants n'existant pas vraiment.

Et qu'est-ce que le moi ? Il y a bien quelque chose puisqu'il décide parfois de se manifester, dans des bouts de rue, des impasses, des infinis d'autoroute.

Des pas au-delà, des limites à franchir, mais des limites pour qui ? pour un ? Pour cent ? mille ? 500 millions ? Et alors nom de de dieu que foutaient-ils tous dans un tel bus de retard ? Et lui là, le tout seul, il a découvert la lune ? Non monsieur : comment s'y rendre. Bon alors, et après ? Pauvre fou qui nie tout.

Pauvre fou qui accepte tout. Pauvre fou qui nuance tout. Pauvre fou qui ne nuance pas tout.

Fraise tagaga qui joue la bouillie du hasard dans le loto du hasard. Qui parfois transforme tout. Mais en silence. Car on l'a jamais vu. Il se cache, il est ailleurs, il fait quelque chose, il produit, il machine, il dévergonde, il embute, il enflasque, il débonde, IL TE FERME TA GUEULE DE PRURIT D'ESPRIT DU JUS D'COUILLE DE TA PUTE DE MERE !

:)

 

...

 

Mais qu'est-ce qu'y dit qu'est-ce qu'y fait celui-là ? Il perd la boule. Il veut que le maïs pousse plus vite.


 

 

Ah mes enfants, on n'est pas sortis de l'auberge mais puisqu'on est dedans, allume la torche.

Et va voir les gouffres qui se sont engouffrés et puis figés, en toi, d'un coup d'un seul ( seulement quand on les zyeute ) au moment de l'instant inouï de la Création des Univers...

 

 

Flottants...

 

 

Le Temps est un milliardaire en années, mais c'est un acte qui l'a enfanté.

 

J'ENFANTE L'IMMORTALITE ! ( A. Mickiewicz )

 

Amen.