J'ai fait crasher les derniers doigts de l'ennui dans le cendrier,

Ma verve était folle, ma lassitude sans nom, mes rêves au bord de l'osmose

Je me suis bricolé un petit crâne bleuté vite fait parfait, aux entournures foncées,

Et puis voilà, les faits passaient devant mes yeux, quadrillés

ça se cassait d'un peu partout, mon éphémère présence s'évaporait, peu à peu,

Tout ce merdier institutionnel, tous ces carcans, ces corsets pour tenir les peuples,

Toutes ces percées dans l'incroyable, je me sentais vieux, déjà disparu,

Plus de vie à faire : trop fatigant...

Tous mes rêves se sont noyés avec l'écume de la vie de tous les autres, sans qui on ne vit pas vraiment malgré tout... mais bon là... ils m'ont...séché, les autres, en même temps.

Pffff, pourtant, qu'on me dérange un tant soit peu mon petit ordre ménager, vlà le Blownblue comment il sort ses obscurités en transe, qui dormaient là, les yeux dans le vert, à oublier ma nature, et dériver dans le sortilège de l'enfance de l'enfance, de l'enfance, de l'enfance... échos...évanescents...

Que faire de cette vie bon sang, même à 33 ans je me le demande encore..., ce qui fait quand même 16 ans que je me le demande.

Que faire de cette vie...

Je me demande si je me suis pas planté quelque part, par erreur...

Enfin bref voilà, c'était les pensées du jour à...19h31

On repassera pour des trucs un peu plus savoureux... une autre foi(s).

@ + chers esprits virtuels que je connais si mal...

Bien à vous,

Le Blown...