Rêver jusqu' à se tuer les rêves
...Couleur change de nom, elle ne s'appelle plus ainsi...
Comme un aéronef usé par les illimites de l'espèce dans l'espace.

Il n'y a plus d'horizon. Peut-être faut-il en changer.
S'astreindre au tortueux plutôt qu'au tout droit.
Ou rêver son petit truc dans son coin, plutôt que de bricoler son ciel

L'alhumaine...

Un métro d'ohms...
Quel étrange oeil doré...

Une langue de suicide parcourt la longueur de ma colonne vertébrale, elle se multiplie tout à coup, et devient peuples, par millions...Ô crépuscule...

Un métro d'ohms...

On a aimé des mots, et on les a rêvés...

Un moteur de résistance...

Un poésie électronique qui viendrait habiter là où il n'y a pas d'âme, seulement des ohms, justement...

Le Cyber...

Origine : cybernetique

Origine, grecque : kubernesis,  "action de manoeuvrer un vaisseau "

Sens moderne, développé par Norbert Wiener en 1948 ( au sortir de la seconde guerre mondiale, guerre qui a donné naissance ou développé bien d'autres innovations, omniprésentes maintenant, telles que la fusée, l'ordinateur, la théorie de l'information, le nucléaire... ) : l'art du gouvernement.

Quand moi j'entends cybernetique, je vois Terminator, autrement dit un cyborg, autrement dit un robot humanoïde en métal rutilant, un métal presque d'ailleurs...

Je vois un homme un homme robotisé, automatisé, et dans l'acception moderne : gouverné de manière automatisée. Voire autonome.

Automatisé signifie qui se meut de lui-même, sans désir ni volonté. C'est dans Littré je crois que le coeur est cité à titre d'exemple. Le coeur est un automate pour Littré. Pardon pour les élans romantiques et les fondements chrétiens.... :)

Pour moi le siège de la volonté est dans l'âme. Et celui du désir, dans le coeur. Donc un cyborg n'aurait ni âme ni coeur, dans mon raisonnement, mais il serait donc autonome. Ce qui donne l'illusion d'une volonté, alors qu'il s'agirait d'adaptation à l'environnement, sans souci de sa propre survie ( le robot ne fait pas de mal à l'homme selon l'une des 3 règles D'Asimov, donc si l'homme veut le détruire, il ne s'y oppose pas, il meurt et ça ne lui fait rien).

...

J'ai souvent pensé mettre la science sous forme poétique. Il y a eu des antécédents français, comme les tentatives d'un certain Lebrun, du XVIIIème siècle je crois, mais  les plus marquants étant d'après ce que j'en ai lu "Le bonheur" et "La justice" de Sully-Prudhomme, le premier prix nobel de littérature en 1901, dont je me rappelle l'humble tombe au Père Lachaise, toute petite, presque scandaleusement petite. Je n'ai pas lu "Le bonheur" et "La justice". Je retiens juste l'idée de mettre de l'âme là où l'âpreté métallique ne le permet pas.

Mais ça se complique :) : on parle de biorobotique maintenant. Autrement dit de mettre cellules nerveuses, des neurones, en relation avec des circuits électroniques. Le robot s'humanise, par la matière grise... supposée être le siège de la conscience, du rêve, et de tant d'autres choses... Le robot est encore loin d'acquérir cette âme, mais il est en chemin pour, et en suivant pour cela de petits galets de Petit Poucet purement matérialiste, comme l'aiment les sciences dites dures, ou lourdes; "Il y a un inconscient du savoir..." (Michel Foucault);

De fait mon humble projet d'inoculer un peu de mon sang de poète dans les ohms des circuits électroniques paraît :

1) non seulement niqué d'avance puisque j'ai en face de moi des armadas de millions de dollars, de yens et d'euros qui mettent en animation des équipes de chercheurs aux connaissances mises en bases de données et aux étendues aussi tentaculaires, transdisciplinaires ( comme le déplore notre ami bloggueur Fulcanelli de ne pas l'être justement ) et internationales, et qu'elles ne manqueront pas d'avancer bien mieux que moi, vu qu'elles ont des objectifs etc etc;

2) mais en plus fortement suspect d'échecs dû à mon indécrottable procrastination quant à ce sujet ô combien inhumain et repoussé depuis bientôt dix ans, comme tant d'autres de mes projets. Et ces temps de perte d'horizon qui me caractérisent, on ne peut pas dire que ce soit le meilleur moment pour envisager une équipée solitaire aussi lamentable.

Voilà ce que j'appelle "Rêver jusqu'à se tuer les rêves..."

:)

J'en ai rien à foutre.

J'ai écrit "un métro d'ohms", et je ne m'en lasse pas de me le répéter... Je trouve ça très joli, un métro d'ohms. ça me donne envie d'écrire "un oeil doré" juste en suivant et je trouve ça très joli aussi.

Voilà, donc je continue.

C'est marrant comme la perte d'horizon rapproche de la terre...je veux dire : du terre à terre, du prosaïsme...

J'en suis à me foutre complètement de l'horizon pour ne plus trouver du plaisir que dans le bricolage de ce qui me tombe sous le troisième oeil...

C'est bien d'en être conscient, je retrouverai peut-être des morceaux épars de l'horizon ici ou là, sous forme de bout de verre de ciel ennuagé rose orangé mauve doré ...

Bon, ceci dit, un métro d'ohm...

ça m'évoque une résistance. Le ohm étant la mesure de la résistance en électronique. Une résistance électronique ça ressemble à ça :

En passant, monsieur Ohm ressemblait à ça :

Une résistance s'oppose au passage du courant qui la traverse. Elle en laisse passer juste un peu. Enfin... plus ou moins suivant la force de la résistance.

Le courant est un mouvement d'électrons entre les atomes d'un matériau dit conducteur, parce que justement il conduit les atomes et donc le courant dans un sens ( et je crois pouvoir dire dans un seul  sens ).

La résistance nominale est obtenue par le choix du matériau résistant, par sa quantité et par sa géométrie. Le matériau résistant peut être soit bobiné, soit aggloméré ou soit déposé en couche sur un support isolant. Le choix dépend des conditions d'utilisation du composant.

( trouvé ici : http://www.epsic.ch/branches/electronique/techn99/elnthcomp/resthtxt.html )

 

Et c'est là que les cours d'électronique m'ennuient prodigieusement et que je n'y suis jamais assez senti bien pour m'y attarder et comprendre quelque chose. Un peu comme avec la géographie et l'histoire telles qu'elles sont enseignées chez nous. Alors que ces matières, points faibles parmi les étendues relatives de ma culture, sont au combien bandantes, n'ayons pas peur des mots : bandantes. C'est pour ça qu'on ve leur rentrer dans le lard : en douceur, et amoureusement :)

Mon rutilant petit cyborg me donne bien envie de continuer lui aussi ( tiens une nouvelle perversion au passage, le fétichisme robotique :D ). Je dois être un peu robotisé moi aussi. Les automates sociaux, ça doit exister. Je crois même qu'ils sortent de l'écran de la télé et de l'ordinateur d'ailleurs...