Ainsi tel que c'est,
Loin des considérations lointaines,
Ancré là :
Un excès poignant aux abords d'une mort mille mois inventée,
Las, vomissant les boursouflures bouffies de ses impossibilités,

Et cet enfant, fraîche,
Qui fait rire l'Océan,
Qui fait courir des vagues dans le sang, lui conférant la joie,
Et dans mes caniveaux de lune, comme un chatouillerait un coeur,
Ou enfanterait Futur... en l'enchantant,

Ris aux éclats, même exagérés ma puce,
Toi tu es pure,
Tu es vive,
L'univers n'a vécu jusque là, interminablement usé,
Que pour sentir ta joie quand tu sautes pour danser
Petite n'enfant de l'Univers
Je t'aime

Du vieux vide aux haillons de nerfs lacérés encore et encore par tout ce qui seulement est, n'est pas, fut peut-être et peut-être sera,
Traversé par les mille champs de forces, historiques et autres, pensés pour l'épuiser
A la beauté rose qui éclabousse l'air de ses rires nerveux, insolents.

Va, fends l'espace,
Défonce les parsecs

Mon esprit est en toi,
Allié aux origines par la grâce de ta mère,

Et je t'ai transmis les âges anciens, ces ancêtres tous paysans, pas tous des saints sans doute mais
Oubliés même de nous,
Ce n'est pas grave, ils courent dans notre corps, nos idées peut-être même,
D'où vient le tremblement dans ce geste infime,
D'où vient l'intonation inclinée vers cet endroit de la phrase ?...

Je t'ai donné le code de la génèse,
Et arraché un peu de temps à cette période néo-industrielle de l'Histoire où nous avons vécu, ou je meurs,
Les poumons irrités par les fibres, déchets de cette civilisation qui les veut invisibles mais qu'elle pulvérise dans l'air,

Suicidant ses membres,
Sans vouloir le voir.

Oui, du temps arraché
Pour t'apprendre le rythme
Et te faire danser
Dans un champ d'algorithmes

Peut-être qu'il fallait foncer, à un moment donné,
Mais le temps de comprendre comment et quel était le moment
Je me suis essoufflé.

Que le futur du corps soit robotique et/ou logiciel, ou pas,
Il importe avant tout que l'Amour dure,
Malgré les tentations de la tyrannie, et les meurtres pour la domination.

Je t'aime, mon bébé, ma Jadou ( sourire )

Amen ?

:)

Alleluïa...