"Qui...

Voudrait écrire des livres

Voudrait les acheter

Voudrait les lire

S'ils n'étaient totalement libres de tout contrôle de la part du gouvernement ?"

Oui je sais mes sources sont aussi élevées que la vue d'une taupe... que voulez-vous c'est ainsi, c'est ce que je vis, c'est le quotidien... et cette phrase m'a interpellé...

A l'heure où l'édition est presque totalement dans les mains des patrons adhérant au medef ( ce n'est pas un cliché de petit gauchiste énervé, c'est un fait et les faits sont têtus ), cela à force de rachat d'entreprises ( sont donc notamment concernés les dictionnaires, les encyclopédies, les journaux et même les livres d'école, idéal pour vous conditionner les pensées là où on veut qu'elles aillent, de la naissance à la tombe des individus ), il me semble que cette phrase pose le problème de la liberté de pensée, qu'elle soit individuelle, collective, passée, présente, et à venir...

A l'heure où l'on entrevoit une éternité possible par la robotisation de tout ce qui fait un être humain, avec re-création des sentiments et enregistrement des données cérébrales sur un support adéquat, il faudrait quand même REDIRE que :

- si le fonctionnement de la pensée est programmable, réduite à une généralisation des fonctions de calcul et de raisonnement depuis un certain écrit d' Alan Turing ( inconnu même des informaticiens ) datant de 1936, qui a posé les fondations d'une théorie de  l'informatique; 

- si j'ai entendu dire il y a presque dix ans qu'on avait fait rêver une machine en coupant l'alimentation d'un réseau neuronal recréé par multiplication des connexions d'un grand nombre de processeurs; 

- si la poésie écrite par des ordinateurs existe;

malgré tout ça, par définition, le libre-arbitre N'est PAS RE-CRÉ-ABLE.

Depuis les interventions récentes de Houellebecq et de Dantec (tiens ça rime ) qui d'après Dantec, entendu chez Ardisson ( je sais ), mentionnait l'un la création future d'une religion unique et l'autre celle d'une multitude de religions privées ( on peut remplacer religion par utopie, ça marche aussi en l'occurrence ) je me dis que PARCE QUE conscients de ces problèmes, et impuissants à lutter contre la démesure des moyens des entreprises, hé ben... on va se retourner sur notre petite condition locale et faire nos tambouilles respectives, comme sur nos blogs...

Dans un délire futuriste de suppression de toutes les libertés, il ne nous restera plus, comme pour Soljénitsyne dans le goulag, qu'à composer poèmes et courtes nouvelles dans nos têtes et à les apprendre par coeur.

Stade ultime : au-delà de ça, on tue l'(être) humain. Et là, libérée d'un corps mort, l'âme reprendra son pèlerinage à travers le cosmos...

Une dernière chose dans ce texte qui part en vrille : il est possible que l'Univers et la réalité soient déjà des simulations de bécane. Je ne pense pas à Matrix en disant ça, car dans ce film les sensations du cerveau sont recréées et celui-ci berné. Je pense carrément à une émulation de la matière, de l'énergie, de l'espace et du temps, de l'Univers jusqu'à ses supercordes par une machine antérieure et... consciente...

:)

lol