Un pas dans mon coeur tu fais

A l'humilité
A l'impossible

Aux voix du Silence
Au Son impénétrable
Répond l'Alliance,
Solidaire, imparable

Mais voilà, tout est cassable
Un ventre un coeur un sol en sable...

Je suis responsable
Et influençable
A genoux devant l'irréparable
ému par l'impensable

Et Mu par l'impossible

Je... Mais quel allant madame

Quels horizons...



Ô Sublime amoureuse
Vertige de âme

Que vous dire ma belle enfant
Vous éclipsez ma solitude

Sachez que
Les voies du Silence sont impénétrables
On est enlisé dans l'amer
A un souffle des pleurs et des grincements de dents
De la géhenne : Ici la chaleur n'est pas qu'humaine...
On se romp sur l'indécidable
On fait machine arrière toute après des mois de traversée des glaces

On cherche l'absolu, quoi de plus légitime,
Mais les vapeurs acides seront notre pain quotidien
L'indignité nous guette, comme un sniper croyant

Damner son âme y est tentant
Crois en un pêcheur qui ne peut plus s'échouer, qui ne peut plus
s'échouer.

Ces feuilles où tu plonges,
C'est un océan blanc à traverser vers un nouveau monde, toujours hypothétique, toujours inévitable
Les échecs en sont la matière constitutante
Ce blanc est un négatif...
Cet océan est la mère des négativités
Un océan de non
Un océan de noms
Un océan de l'Inommable...

On est si proche de l'ultime que notre désintégration y est le terme du contrat

Notre seule arme est de ne pas en avoir
La seule légimité de notre présence en ces lieux est l'impossibilité d'avoir pu faire autrement, la conscience claire, mais la conscience fautive, inexpugnablement.

Oh je sais ce n'est guère engageant.
Le seul atome couleur chair dans ces contrées désespérée est l'intimité, charnelle, coupable.

Nous ne sommes ni l'adam ni l'eve
nous sommes un entrelacs serpentant
La rigueur froide de l'accouplement ondulatoire de cet animal n'a rien à voir avec notre humanité
Certes.

Certes...
Mais avec notre nature...

La zoophilie des dieux grecs est périmée
Abjecte
Mais nous remuons là des entrailles putrescentes, abandonnées depuis les origines.

La puissance y est sans limite
Les démons de l'Ancien Monde y rêvent encore notre réalité actuelle
Comme l'haleine jaunâtre d'un auroch sulfurique

Et puis... il y a la question du sens,
que l'on se pose continument
alors que lui, justement, est discontinu, mais pas tout le temps

Le sens prend ses racines dans l'erreur
Mais il n'est pas l'erreur
Comme la vie est le miracle de l'inerte et de l'inanimé

A ces amours étranges
Etrangères au bon droit
Illégales, illégitimes,
Correspondance future, futur ni vrai ni faux puisqu'il n'a pas eu lieu,

Neutre, chaotique,
L'erreur pour nous est partout, mais involontaire, car on ne sait rien.

On intuitive simplement...

Seul le juste ne tremble pas.
Moi je tremble à moitié.
Plus ou moins fort selon la proximité.
De la Vérité.

Et avec toi, les secondes battent follement la cadence
la cadence de la joie
La cadence de la danse

Avec Toi...