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Je n'ai pas pu m'empêcher de produire ma propre définition, eu égard à la détestable
propension des poètes à se glorifier de leur propre personne et de leur soi-disant art :


Le poète est un imbécile. Non content de déblatérer dans un langage qu'il ne maitrise pas
à propos de sujets qui dépassent tout à chacun, il se croit consacré par les dieux éternels
en écrivant des textes, que dis-je parfois une simple phrase qui n'a ni queue ni tête, qui
est offensante autant pour la morale que pour la raison. Ce qu'il dit n'existe pas, cela pousse
la jeunesse dans des domaines qui lui font croire que le délire verbal est bon, que les rêves et
la drogue sont salutaires et que la déviation sexuelle et autres expériences du corps est une
 découverte de soi, la poussant ainsi dans des domaines qui parfois lui coutent la vie quand
elle ne l'exclue pas du champ social.

Bien heureusement, cela passe avec le temps et la plupart rentrent dans le rang, en fondant une famille,
en ayant un travail valorisant, en votant à droite, en étant obéissant et redevable envers son patron,
en restant fidèle à sa femme et en éduquant ses enfants comme il se doit, comme toute bonne personne
 qui se respecte et qui rend la société vivable et peuplée de gens fréquentables aux opinions bien
pensées.

Mais certains persistent, ils s'entêtent. Les plus hérétiques en font leur métier. Ils vivent de men-
dicités quant ce n'est pas à la charge de la société, ont une hygiène très discutable, ils meurent
de maladies diverses, vont en prison, insultent la hiérarchie sociale et les bonnes moeurs.
Alors qu'ils pourraient dépenser leur vigueur dans le sport, dans l'effort intellectuel,
dans la recherche industrielle, dans le développement de relations humaines constructrices,
dans une vie sexuelle saine et procréatrice.
 
Mais non, il leur faut des images, des sentiments qui les éblouissent et qui les mènent par le bout
du nez jusqu'au précipice de la déchéance. ils ne peuvent se contenter de la modération. Il est vrai qu'une
fleur est belle, mais que ne se contentent-ils de cela ?

L'exemple le plus flagrant de la tromperie est Arthur Rimbaud. L'on oublie bien souvent que cet homme-là
était un homme LOGIQUE. Certes il a prôné le dérèglement des sens, mais il a bien précisé le dérèglement
RAISONNE des sens... Quand il parle des fleurs, il a auparavant épuisé les livres de botanique.
N'a-t-il pas abandonné cette perte de temps et d'énergie en cours de route, en cessant d'écrire à 21 ans
et en essayant de se construire une existence travailleuse et commerçante ?
Mais non, on ne retient de lui que cette folie verbale illusoire qu'il reniera par la suite en la traitant
de rinçures.

La poésie est une activité improductive d'imbéciles qui méconnaissent la véritable nature de l'écrit.
Ce devait être dit ;-)