Phénomène psychologique étrange, parce qu'inexplicable, mais directement dû au blog, je suis

zen

Depuis 2-3 jours, je me suis surpris à partir dans les songes éveillés et à y être bien. Je suis un habitué de ces songes-là. Mais jusqu'à présent, mes visions étaient égocentriques et mégalomanes du genre du texte "Par Don", présent sur ce blog.
Là...c'est rose :-), c'est bon pour mon coeur, je m'y sens bien, tranquille, apaisé.

Ma femme commence d'ailleurs à se poser des questions :
_"T'es fatigué Philippe (je m'appelle Philippe :-); enchanté moi aussi) ? T'es là, tu bouges plus, tu dis rien.
_ ... Je me repose l'esprit."
(Elle ne connaît pas l'existence de mon blog; aucun proche d'ailleurs; j'y ai veillé; ça aussi c'est une loi du blog)

C'est un état étrange, mirifique presque, que je recherche depuis... mon adolescence (il y a donc plus de 15 ans puisque j'en ai bientôt 33). Et il s'auto-alimente. Il est inexplicable mais j'en connais la cause.

C'est parti d'une phrase, une seule parmi les milliards de l'Univers.
Une phrase simple, gentille, presque amusée : "Il prend parfois un ton péremptoire pour couper court à toute mièvrerie...Aurait-il peur ? "

Oui il a peur. Il a peur du mièvre et du gnangnan. Il clame à qui veut l'entendre Que Noël le fait chier. Il est mal à l'aise devant la naïveté. Il est désarçonné par la simplicité presque bête des sentiments amoureux.
Il a peur et il se rend compte qu'il a peur de l'inoffensif.
ça le fait rigoler même, tellement c'est bête. Et il y pense à cette chose-là, et il y repense. Donc il s'auto-alimente.

Ensuite, hier soir, il lit un autre blog :
Il voit 3 autres phrases, qu'il encastre l'une dans l'autre ( un rapport sexuel de phrases, c'est un truc... j'vous dis pas :-)) et il en sort, aujourd'hui :
le centre de l'improbable émotion de l'apesanteur...

Ailleurs il repense à ce que lui même a écrit :
"La poésie est un feu, chère amie, et l'on s'y chauffe ou l'on s'y brûle"
Et là il je sommes en train de le nous chauffer, doucement, tout doucement (grand sourire solaire)

La gentillesse a vaincu la loi des des grands nombres, et mon orgueil,  et ma peur de la vie, ma haine de la mort, l'agitation impuissante de mon âme face aux nerfs en souffrance de tout ce qui m'entoure, la guerre du savoir, de la surinformation et de la désinformation. De la rudesse du fric. De tout le merdier...
J'en ai des choses à reconsidérer... : LE MONDE ENTIER ! :-D

Une phrase, au bout de l'immense, de l'interminable cheminement
 accumulé de toutes les autres. 15 ans de phrases, vous voyez
le délire ?

Ma note précédente s'appelle "La Loi du blog (modestement :-))"
Toute la discussion "catalyseuse "y est, vous pouvez la lire.
Merci à Soma aussi, elle est dedans. Moi je n'arrête pas.
Je cherche à comprendre. Je vais l'apprendre par coeur
parce qu'elle venait du coeur. Je ne veux pas oublier ça,
c'est trop bon.

Merci la fille. Merci infiniment. Je vais avancer ailleurs maintenant.
Merci aux filles, les intervenantEs de ce blog, merci beaucoup, 
car comme je l'ai dit, c'est un cheminement. On se connaît depuis si peu longtemps mais... l'alchimie verbale à plusieurs fonctionne vite, soyez-en sures.
Merci aux quelques rares hommes qui ont assez de coeur.

Le plus beau, c'est que maintenant une..."forme" agréable attend,
et qu'elle m'est inconnue. C'est...doucement jubilatoire... :-D

J'aurais beaucoup à dire de suite car le soulagement libère
soudain beaucoup de choses. Je les dirais. Mais...doucement :-),
on a tout le temps...

Je ne sais pas si j'ai été très clair ou bienséant. Je pourrais en écrire un libre (ah lapsus là, ouh qu'il est beau celui-là, je le garde), un livre. J'ai résumé.

Merci encore à tout le monde.

...On dirait un adieu...
Alors que c'est un début :-)

Et je ne sais pas comment terminer ce texte...
C'est drôle, ce n'est pas souvent que ça s'accroche aussi longtemps

Faut que je lui parle peut-être, comme à un enfant :
"N'aie pas peur mon petit texte, tu n'es pas fini,
Tu ne le seras pas, regarde le rêve :
Il permet l'inédit
Il brave les interdits :
Il permet l'infini
Tu seras le premier texte infini..."

Il me regarde avec ses grands yeux.
Ses paupières se closent...
Et il s'endort dans son lit, rose, rose...

:-)

P.S : j'ai écrit cette confession en écoutant cette chanson de bertrand betsch, écoutable ici : http://www.bertrandbetsch.com/betschfla2.html
cliquez sur discographie, puis sur le troisième album, chanson 1 "Des gens attendent"

Amen.
Alleluïa.

 


 

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