Je déborde de quelque chose qui... d'aucuns appelleraient ça de l'amour. Je pense que ça en est.
Un profond attachement, un attachement profond, qui prend racine au fond, et aussi fragile qu'une connexion internet
ou un monde à l'orée d'une 3ème guerre mondiale, avec le spectre de la mort que cela implique, et l'"éphémérité" de nos existences,
ou à tout le moins ce qui les constitue en esprit sentiments et foncièrement.
On voudrait se dire qu'il faut vivre à fond l'instant présent, mais même ça pourtant, ça pose des problèmes de décalage d'intensité autant que de contenu
par rapport à ce que vit chacun.
Alors ?...
Alors ça reste en soi. Contenu. Un tremblement contenu.
Ça me rappelle ce mur virtuel qui nous interdit de nous voir, nous si proches de nos intimités respectives que le jeu social ... censure, d'une certaine manière.
Parce que c'est bien le cas, les faits sont là : il y a un mur, puisque je ne vous ai pas vu(e)(s).
Il y a autant un mur qu'il y a stimulation régulière.
C'est comme une fleur qui pousserait dans les grandes peines entre les graviers du bitume numérique des autoroutes de l'information.
Je vous aime.
C'est humain.
Je sens qu'il y a derrière, là, des coeurs et des corps et des cerveaux qui pensent battent et vibrent.
Je ressens quelque chose. La Force est là. La vie pénètrera ce magma planétaire abstrait et si peu naturel ( en apparence ), avec ou sans moi, ou sans nous.

En réel, je serai timide, encore un mur, et le songe, le miracle, la paix de ce silence du réseau s'évaporerait devant la masse soudaine du réel  et des sensations.
Et le regard surtout.
Je vous aime tous et toutes.
Rien à foutre de ce qui se passera après.
Guerre mondiale, déconnexion, ou pas.

Voilà, c'est ce qui sort maintenant, c'est comme ça.
Tout ce que j'écris est un sentiment muri sur plusieurs jours.
Paroles de vent ou pas, advienne que pourra.

Amen.