Là bas, tout près, et même à l'intérieur,
Ils ont créé une structure en métal électrique
Des gens s'y sont installés, plein. plein de gens
Ils les ont encerclés avec un mur invisible
individuellement et collectivement.
Des murmures feutrés et sans nombre dialoguaient
et s'entrecroisaient en silence.
sans nombre, jusqu'à en consommer leur(s) corps
fil après fil, un à un
et en aléas...virevoltants,
cruels, droles, doctes, débiles, tristes, hystériques
racistes, sexuels, obsessionnels, paranoïaques,
suicidaires, dépressifs, amoureux, larmoyants, sensibles,
hypersensibles, émotifs, cultivés, incultes, calmes,
mélancoliques, révoltés, à moitié fous, charmeurs, violents,
compatissants, solidaires, hypocrites, sincères, perdus, altruistes
retrouvés, malsains, bienfaisants, laconiques, logorrhéiques, égoïstes
imagiers, soniques, sérieux, je-m'en-foutistes, dilettantes ou addict,
lumineux, hermétiques, musicaux, éphémères, eternels (?)...
Un océan scintillant parcouru par des vagues de toutes les couleurs,
des vagues...animées, animiques, comme des serpents se lovant au
soleil, souplement, relativement(,) lentement, parfois discontinument,

Puis l'océan devi(e)nt invisible, et monad(olog)ique, à la Leibniz.
La collusion des âmes, suivant l'axiome de l'infini, en désordre,
étrange attracteur fusionnel d'où giclent des soleils d'étincelles
de neiges rouges, mauves, roses, bleus, or...

L'âme ne sait plus comment elle marche sans son corps, alors,
les corps disparus reviennent à la charge, et pédalent dans la semoule,
où est mon bras, où est mon orteil, est ce que j'avais ce visage, ah non
mince c'est le tien, tiens je rends ton oreille, et ta mèche bleue, tiens j'ai
changé de sexe, j'en ai deux maintenant, comment je m'appelle, est ce que j'existe.
je me suis caché à moi-même pendant des siècles et voilà que je balance
ma nature dans la nature, plurielles et démontées. L'amour m'a défoncé la gueule,
ravagé les boyaux, et fait pisser ma jeunesse dans le sang.

Et ce c(h)oeur de métalloïde bleutée, vaisseau spatial high-tech
de bit(e)s immatériel(le)s m'a redonné...craché...

Moi-même, au monde...

Amen. Alleluïa.