Dédié à Kheyliana

Je me relâche, me désaffecte, me dissous, me cherche, où suis-je, où étais-je, comment vont les crocodiles à la mare, dans quel coeur bat le tambour de l'Afrique, comment marchent les hottentots, les inuits et les dogons. Dans quel arctique de l'encéphale les brontosaures paissent-ils ?...
L'ancienne sagesse du brin d'herbe au vert calme me regarde dans sa courbe lente et courte ligninité....
Quels dess(e)ins fait mon verbe à mon insu ? Quel protecteur désincarné me hale jusqu'au tombeau parastatal ? La poudre des vents juchée sur un canyon de sens porte la nouvelle jusque dans les graines aux.... la poste de veines, le messager des sangs, trompe l'oeil d'une ébauche d'impacts.

Des tomes, des atomes, des anatomes, des anathèmes des anatomies, la danse des nuances, le jonglage dans l'entrelacs des insectes entre les champs des signes, comme un rossignol qui pleure un doux chant d'amour dans le royaume des geysers nucléaires, un cadavre comme empire, comme frontière entre dans un langage rampant à l'orée du cimetière du rire froid des crocos, des crocus, des charmes, des chamans, antédiluvienne sagesse enterrée sous la mélopée frelatée des écritures, la fricassée du bric-en-broc des blasphèmes envers la VOIX ! LA VOIX !

Et puis le charme dur des complices, des avilis et des fantomes perdus entre les murs et les arcanes d'un monde en sang, perclus de foudres, de poncifs dégénérés, de cervelles qui meurent sans rien avoir su du PARTAGE des possibilités omnipotentes, cravaches des orgueils criminels, et amis, forçats de l'instant.

Que le quidam soit Héraclite ou Anaxagore, et noüs goûte au fleuve qui change sans cesse. Les nécessités du marché du travail sont autres, il faut bien que quelqu'un pousse les boutons régulateurs de la fièvre et de la maladie des voeux psychorigides.

Balance-toi dans le sommeil, couvre ton lit des impacts du fiel, de cette tête énorme de dragon penchée au dessus des plaines de ton corps recouvert. Fuck the jail. Enter the silence des rêves qui ne seront jamais souvenus et dits à la rêverbération de la lumière, seulement vécus par cet artisan secret, interne, inconscient de lui-même, ton lumpen prolétaire soliste et conglomératique. Cette danse interne, cette vibration, l'âme...seule, peut en entrevoir certains suspects lents et schizoïdes.

Le cancer rend les cellules qu'ils touchent proches de l'immortalité.... et tue le corps tout entier, mais pas toujours... et la survie de l'ensemble survient lorsque la quasi-immortalité de quelques-unes... décède...