Ils sont tous sortis.

J'en fais entrer d'autres.

Je vais m'essayer à la philo.

J'ai relu le début de la Monadologie de Leibniz. Commencé le Discours sur l'origine et le fondement des inégalités parmi les hommes de Rousseau.

J'ai tout destructuré depuis si longtemps que j'ai besoin de structure maintenant.

Il me faut une sorte de fond historique. Je n'ai pas assez lu. J'étais bien trop occupé à écrire ce qui me passait par la tête.

Je n'ai pas assez lu, il faut être honnête, j'ai préféré jusque là les biographies des hommes et les préfaces de leurs bouquins aux bouquins eux-mêmes. Je cherchais peut être à avancer trop vite. Mais au bout du compte je n'ai rien qu'un peu de culture (pas mal s'en contenteraient, mais je trouve que je n'en ai pas assez ) éparpillée aux 4 vents. Je n'ai rien, à peine une masure déchiquetée par un cyclone imaginaire; je n'ai même pas une coquille de noix sur l'océan.

[ il faut que je fasse une digression qui revient aussi souvent que j'en vois en ce moment : les cousins. Non pas le fils indésiré de quelque relatif par alliance qui a voulu s'encanailler pour sortir de sa misère amoureuse et qui a fini par se tirer une balle dans le pied non, la bestiole cousin. Le cousin, ce grand ersatz naturel de moustique, à la fois débile, fragile, maladroit et lent. Peut-on m'expliquer comment cette inoffensive erreur de la nature a pu survivre à l'impitoyable guerre de l'évolution au cours des siècles assoiffés de sang ? ]

Il faut que j'arrive à comprendre comment l'humanité fonctionne, car je ne comprends pas. Sur quelles bases invariantes les humains vivent-ils comme ils vivent ? Quels sont les invariants anthropologiques ? ( j'ai cherché j'ai trouvé ça mais... mais. Faut creuser quoi )

Je mets presque mon coeur à genoux, humblement.

Et j'écoute...