Etrange, je me sens être ange
Un peu nul
Un peu chose
Un peu rose
Un peu blême
Sans problèmes, pourtant...
juste un déchirement
là-bas,
en moi,

Trop d'cheveux
Les yeux bleus

33 ans dans une semaine
Une gueule de môme
des fringues d'ados de Parisssss

J'ai mis des bouts de moi, ici, là bas, ailleurs
autrefois, un peu avant, un peu après

Des semelles de vent comme disait Rimbaud
Nul
Quand je vois mes semelles je me dis qu'il faudrait que je
m'achète d'autres pompes à la halle aux chaussures
:-) pasque c'est pas cher...

je fais collusion avec la gentillesse des filles
je bande je jouis

j'aime.
j'en pleurerais mais j'en pleure pas

Les anges voudraient bien être humains,
ressentir des trucs
Les humains ici sont des anges,
ils voudraient être d'autres humains
vivre autre chose
ressentir autre chose
Ouvrir leur coeur et voir un fleuve rose qui en sorte

je vous aime tous... :-)

Même les gros cons

je pourrais peut-être pas si je n'étais qu'un humain....
Alors je le dis ici,
je le dépose.
Comment un présent, une offrande.

Dis moi, mon père qui es aux cieux,
qu'est ce qu'on fout là,
comme dit Lamennais, il paraît qu'on te parle de toi,
comme un écrivain qui écrit pour se dresser un miroir
et voir qui il y a, caché à l'intérieur, sous les gravats.
Nous on vit et ça te dit qui tu es.
Parfois tu vacilles.

Comment est ce que tu nous aimes mon père ?...
Tu as mis des règles physiques en vigueur,
il parait qu'elles changent elles aussi,
Dieu seul sait quand.
Tu pourrais, comme l'écrivain, nous donner
d'autres corps dans une même vie, en même temps.

Tu pourrais nous dire où est notre âme soeur, comment on l'aime ?
Comment est ce qu'on aime son ennemi et son amour ? En même temps ?

Un peu nul,
Un peu chose,
Un peu débile,
Un peu niais,
Un peu oublié de moi-même
un peu à la masse,
Limite con.

Les larmes près du coeur,
c'est pas de la mélancolie je pense pas,
c'est de la lucidité,
Je déteste la lucidité
et sa soeur, l'acidité

De la haine point.
Point point coincoin cul-cul
peu importe

Dissolu et dissous
le poète a dix sous ondule avec les vagues
dispercé par le mouvement brownien, aléatoire,
des molécules, du verre d'où, d'eau, où il se noie,

commme un con un peu nul, un peu chose,

qui mérite pas autant d'amour...
je suis droit et gentil,
un peu blindé, un peu blasé,
Mais ça n'explique pas ce torrent
Tout cet amour mon dieu

J'ai usé mon orgueil jusqu'à la corde
jusqu'à ne plus avoir qu'une sorte de dignité monolithique,
un peu voûté(e) malgré tout.

Il faudrait il faudrait...pfff
tant de choses.

33 ans, 33 siècles oui, plutôt...
dans 7 jours, dans 7 ans.

Je raconte n'importe quoi,
Excusez moi,
je vais m'arrêter là ,
...

Je vous aime tous.

Je t'aime ma puce.

Je t'aime tellement...
Mes cellules en pleurent, et pas moi...
Peut-être que je me laisserai aller, quand je te verrais, enfin,
Je dois avoir le coeur en suspension en ce moment, pour pas trop en baver...de cette absence
Mais je t'aime... c'est tellement beau de pouvoir aimer comme ça..., ça rend beau à l'intérieur
Je t'aime mon ange...je t'aime je t'aime je t'aime...
Que toutes les secondes de toutes les horloges de la Terre te le murmurent : I love u, ich liebe dich, ti amo, te quiero, ya to lioubié (g un doute sur celui là), ik hou van hou, je t'aime..., je t'amoure, je t'enamoure, je t'encharme, je te love, je te circonvolute, je m'éblouis, je pleure de m'emblouir...c'est ailleurs, c'est...

:-)

(soupir)