Là c'est direct : le bombardement par israel d'un réservoir de mazout libanais de 15 000 tonnes a provoqué une marée noire dont on juge qu'il faudra un an pour la nettoyer. Si les affrontements s'arrêtent.
Le système économico-militaro-culturel dont je parlais va devoir choisir : sécurité militaire ou survie biologique ?

Au 14 août ( Source : Libération ) : le ministère de l'Environnement livre les dernières données sur la marée noire polluant Beyrouth ainsi que 150 km de côtes libanaises et syriennes : «Type de pétrole : carburant lourd contenant des substances comme le benzène, classé comme cancérogène de classe 1. Risques pour la santé : problèmes dermatologiques, endocriniens, de respiration, pertes immunologiques et cancers. Quantité de carburant écoulé dans la Méditerranée : 10 000 à 15 000 tonnes minimum. Origines de la pollution : le bombardement par l'aviation israélienne des réservoirs de la centrale électrique de Jiyé, à 30 km au sud de Beyrouth, le 13 juillet 2006.»
«C'est l'un des plus grands drames environnementaux que le Liban et la région aient vécu dans l'histoire», dit Yacoub Sarraf, ministre de l'Environnement. «Il s'avère que la quantité de pétrole déversée est comparable à celle du naufrage de l' Erika en France en 1999. Mais, pour l' Erika , des mesures avaient été prises immédiatement, alors qu'ici la situation ne permet pas que nous commencions le travail de nettoyage maritime.» Selon Peter Uragh, l'un des trois experts envoyés cette semaine à Beyrouth par la Commission européenne : «La pollution est sévère mais elle peut être contenue. Le seul problème, c'est le manque d'équipement. Tant que nous n'aurons pas le matériel nécessaire pour intervenir, la marée noire continuera à se propager sur le littoral méditerranéen.»
Pourtant, des pays, comme le Koweït, ont déjà offert d'apporter une assistance technique. Mais ils n'ont pu, jusqu'à présent, envoyer que deux camions, chargés de tapis absorbants et autres dispersants chimiques ­ le Liban étant soumis à un blocus maritime, aérien et terrestre quasi-total, l'acheminement de toute aide est extrêmement compliqué ­, et ce matériel dort aujourd'hui dans des hangars. L'accès aux zones polluées est tout simplement trop dangereux.


Marée noire inquiétante dans le centre des Philippines


Challenges.fr | 15.08.2006 | 13:05

LAPAZ, Philippines (Reuters) - Les gardes-côtes philippins comptent faire appel à leurs homologues japonais et indonésiens pour endiguer une marée noire déclenchée vendredi par le naufrage d'un pétrolier dans le détroit de Guimaras, dans le centre de l'archipel.
Les deux millions de litres de pétrole qui s'échappent des soutes du pétrolier Solar 1 forment une nappe d'une vingtaine de milles marins de longueur qui menace les richesses halieutiques, la flore marine et les sites touristiques de cette région, a déclaré le chef des gardes-côtes philippin, le vice-amiral Arthur Gosingan. Il a invité les autorités locales à utiliser tous les moyens - des rondins aux bambous en passant par les pneus - pour contenir cette marée noire d'une ampleur sans précédent aux Philippines, dont il faudra sans doute plusieurs années pour effacer les effets.
La réserve marine de l'île de Taklong, au sud de l'île de Guimaras, est l'une des zones touchées par la catastrophe qui, selon le groupe écologiste Greenpeace, constitue une bombe à retardement pour l'environnement et les populations de la région.
LAPAZ, Philippines (Reuters) - Les gardes-côtes philippins comptent faire appel à leurs homologues japonais et indonésiens pour endiguer une marée noire déclenchée vendredi par le naufrage d'un pétrolier dans le détroit de Guimaras, dans le centre de l'archipel.
Les deux millions de litres de pétrole qui s'échappent des soutes du pétrolier Solar 1 forment une nappe d'une vingtaine de milles marins de longueur qui menace les richesses halieutiques, la flore marine et les sites touristiques de cette région, a déclaré le chef des gardes-côtes philippin, le vice-amiral Arthur Gosingan. Il a invité les autorités locales à utiliser tous les moyens - des rondins aux bambous en passant par les pneus - pour contenir cette marée noire d'une ampleur sans précédent aux Philippines, dont il faudra sans doute plusieurs années pour effacer les effets.
La réserve marine de l'île de Taklong, au sud de l'île de Guimaras, est l'une des zones touchées par la catastrophe qui, selon le groupe écologiste Greenpeace, constitue une bombe à retardement pour l'environnement et les populations de la région.