C'est au moment où c'est le plus dur, où le rêve enfin défloré se mêle à l'amitié qui meurt, où l'heure sombre juste avant l'aube, où l'on devrait faire dos rond et encaisser la vague s'engouffrer autour de notre forme, où l'on devrait se taire, se plaindre même peut-être, où l'inanité s'en mêle, pour que le spectacle gris soit au complet.
A côté de la joyeuse dynamique de la publicité socialisante.
Où l'on devrait s'enterrer dans nos blessures informes, où la mort rampe comme un cadavre illuminé par ses crevasses liquides, ses phosporescences rousses.

Que le rêve se relève.

La douleur rabougrit à s'entremâcher l'âme dans un morceau de barbaque sec, froidement.

Quand tu n'as plus la force de relever les erreurs d'aiguillage

Quand tu suis le bal coloré du soi-disant futur.

Les dissemblances.

Où la pluie de peuple s'accroche à ton silence.
Gouttes personnelles
Gouttes à visage.

Par quel morcèlement d'essence sommes nous parvenus à passer au travers de ce grillage infime ?

La lassitude par l'explosion ?

Tu ne veux pas de complication mais l'excellence en demande.
Tu ne veux pas de l'excellence mais la lassitude en demande.

Et la lassitude est un principe universel, je le confirme.