Vous permettez ?
Une sorte de ras-le bol. De lassitude du vide et de la quête qui ne donne plus rien depuis trop longtemps. Je suis rustique mais je commence à atteindre mes limites.
Il ne reste plus grand-chose de tout ces paquets de nerfs.
C'était chaud, ça bougeait dans le temps. Là c'est la boue, l'ennui, le remâché.
On est partis ailleurs.
Presque tous.
Dehors, c'est le bordel, il y a des murs partout. Et le plus beau c'est qu'on en les voit pas : ils sont dans les gens.
Si je meurs un jour sans avoir pu donner ce que ma gueule de vainqueur promettait : sachez que je voulais qu'on voit le monde comme des enfants, mais avec la conscience en plus. Je voulais que les gens puissent espérer en chacun des autres, Sans abuser bien sûr, toujours le fameux dosage, mais s'il y avait besoin, c'était possible. Et le savoir, l'avoir intégré en soi comme une donnée du monde, c'est là toute la chaleur, toute la confiance, en la vie, en l'humanité qui prend un sens...
Or ça me tue mais...désormais, c'est foutu... pour un long, long, looooong et douloureux moment. Qui aura peut-être ma peau avant l'heure. Je commence à être rationellement et raisonnablement inquiet, pour moi d'abord, mes proches ensuite, et le reste du monde dans quelques années.
Douleurs sur douleurs et personne pour entendre...
Comme des larmes inutiles, inaudibles.
Des coeurs qui se fendent terriblement devant l'impossibilité des choses, comme un cour inaltérable, normal, normé, où la transgression comme le suivisme n'améliorent rien, ne changent rien. C'est épouvantable.
Où est le ciel bon sang...?...
N'y aurait-il donc plus que la guerre, les conflits à tous étages, les murs posés autour de chaque de chaque ... espace, de chaque pensée...
Epouvantable, sans espoir, répété sans fin...
04h09, clope.