Facultativisme inaboutiste

Un jour j'ai lu une bd de science fiction humoristique; les hommes avaient construit un hyper-ordinateur qui répondait à toutes les questions. Le savant qui l'avait fabriqué lui demanda la date de sa mort. Et l'ordinateur le tua en lui tombant dessus. Cette "blague" mise à part, un jour je pensais à ça et je cherchais des infos via Google depuis un moment. Je triturais les mots clés pour trouver les bonnes requêtes, trouver la bonne question pour avoir la bonne réponse en quelque sorte. Au bout d'un moment j'ai fini par ne pas parler en mots clés mais en phrases humaines, dans la limite des 10 mots propres à google, comme si je demandais un renseignement à un humain par une phrase correctement tournée. Je faisais comme le savant de la BD en fait. Je ne sais plus si j'ai trouvé ce que je cherchais mais quoiqu'il en soit, j'en ai conclu qu'on pouvait tout demander à Internet et avoir des réponses, ou des indices de réponse. Ensuite j'en ai ressenti presque un malaise, comme si tout était accessible, comme si Dieu avait été matérialisé, en robot, en serveurs et en langages informatiques. Il y avait donc une approche Dieu, Internet, et l'homme. L'homme se "bionicisait" l'âme; et dans de tels cas, la chair n'est jamais éloignée du chemin de l'âme que temporellement. Le malaise s'est ensuite dissipé, car en l'occurrence Dieu restait humainement limité; la question de la quête de ses propres réponses n'est pas complètement dissoute dans la recherche par internet. Mais on trouve quelques pépites.
Enfin, la quête étant sincère, Internet étant assimilable à une immense bibliothèque, le savoir s'accumulant avec les jours, les hasards de la quête errante se réduisent parfois en de singulières coïncidences, sorte de cohérences inhérentes aux arcanes des profondeurs de l'esprit....

Amen