( écrit du 30 octobre au 11 novembre 2006; je ne cherche pas la compréhension; ce texte est pour moi capital )

 

Dans une crise matérienne de neurones barbares, Ile sans suie des crotales d'hébétude hors de la blablasphère en sursis.
Le bruit se ment indolemment, à l'orgasme du cri des ruines. Pore une entrepluie de l'autre astre. Rose fort, orange sombre.
L'inconscient suivi son centième et quelques parallèles derrière Rimbaudelaire, passants entre les Khlebnikov, les nuances, muances....... Il y a là, dans ce tunnel dans les hommes âmes transversiers malgrant l'Histoire, un chemin de la création du monde par l'esprit. En la phrase de luth :

"Dans les correspondances synesthétiques, l'art imitait la nature; mais depuis, quelques dizaines de décennies, l'art dispose d'harmoniques, calligraphiques et sonores, qui engendrent, par leurs dialogues dans notre part hypnoïde, à l'orée commune des contraires, des structures, un monde en soi, qui se colorent encore l'espace, des sons, des sens, à mesure, fur sur le fil, de temps, de tant, de passé, sans tomber dans... le déséquilibre.........."

C'est du sumi-e lectoral.
L'écriture peut n'être que de l'audio-visuel. Et c'en est en soi-même, par nature, puisqu'on lit les sons à voix haute ou en silence avec les yeux, mais toute sensation y est potentiellement pré-incluse, le lecteur est l'autre moitié du tout.

Dans le puits d'un frisson, le temps d'une érection, un moineau sur la chair, un ventricule dans les sables...

A Orphée.

 

 

 

( Bon anniversaire à Elisa :)